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    Le gallicanisme est un mouvement qui trouve à Reims avec le baptême de Clovis son fondement historique, car si le Sicambre s’est converti, aidé en cela par saint Remi évêque de Reims il est à noter, qu’il refusa au pape le pouvoir temporel et, devint le premier roi chef de l’église gallicane, la papauté n’ayant qu’une primauté spirituelle. Clovis avait posé des conditions: aucune ordination ne pouvait avoir lieu sans l’autorisation du roi, quant aux évêques ils seraient nommés par le roi ; Clovis convoqua lui-même en concile les évêques qui  ratifièrent ses décisions; à l’époque Rome n’était qu’un empire rejeté et Byzance veillait à l’orthodoxie chrétienne . La suite de l’histoire est une lutte permanente entre les papes et les intérêts nationaux . Philippe Le Bel mit un coup d’arrêt aux privilèges de Rome et interdit que l’on exportât de l’or vers Rome, le roi chef de l’église gallicane fit la démonstration de son pouvoir temporel. Le concile de constance dont saint Jean Gerson le champardennais fût une des grandes figures, mit en exergue la supériorité du Concile général sur la papauté. En 1594 des légistes, à la tête desquels, le grand avocat Pierre Pithou, produisirent un code de 83 articles. Le pape ne pouvait rien sans le consentement du roi, d’ailleurs certains prétendent que  là, seraient les origines du gallicanisme plus tard Napoléon réutilisera ces articles. En 1673 ce fut l’affaire de la régale, c’est à dire que le roi devenait comme le supérieur du diocèse,  en percevait les revenus temporels et en exerçait la juridiction spirituelle, il nommait lui-même les évêques, Louis XIV par un édit  décida d’étendre à tout le pays cette pratique. Bossuet rédigeât 4 articles de loi, dont le point d’orgue  était que le pape avait juridiction spirituelle, mais que le roi avait juridiction temporelle indépendamment du pape.  Le second article à la suite de Constance, confirmait la supériorité du concile sur la papauté. Sous la révolution, Il y eu  les prêtres jureurs, qui prêtaient serment à la constitution et pour se faire devaient êtres mariés, d’ailleurs c’est environ 12 000 prêtres qui à cette époque en profitèrent pour se marier. Dans les années 1830 de grands ecclésiastiques continuèrent à défendre les libertés gallicanes tel, le cardinal Bausset ou Mgr Affre et bien d’autres personnalités de grandes qualités. Mgr Chatel en 1833 avec quelques fidèles de l’église constitutionnelle et des dissidents de l’église Romaine, constituèrent l’église française ; devant le succès des gallicans Louis Philippe ordonna la dissolution de l’église, encouragé par des catholiques romains. C’est durant cette époque que les gallicans s’attachèrent à l’orthodoxie catholique. Notons la résistance à Rome du R.P Hyacinthe Loyson qui deviendra curé gallican de Neuilly  et se mariera à une américaine, il restera un grand conférencier de notre cause. Enfin en 1870 le mouvement ultramontain prit le dessus ,la papauté à l’affût depuis des siècles, en profita et le pape se déclara infaillible, c’est à ce moment que 35 évêques se retirèrent, l’église gallicane entra dans la confidentialité. Monseigneur René Vilatte archevêque de l’église des vieux catholiques d’Amérique du nord, restaura l’église gallicane en 1900   rôle important de notre prédécesseur dans la succession apostolique. Mgr Houssaye, plus connu sous le nom d’abbé Julio. Mgr Giraud à l’origine de branches différentes de l’Eglise, enfin la création de l’église gallicane autocéphale de Mgr Poncelin d’Eschevanne en 1955 auquel nous succédons dans le gallicanisme ;  Mgr Enos  archevêque gallican coadjuteur de Mgr d’Eschevanne fut reconsacré par Mgr Ngho din thuc (ancien assistant au trône pontifical ) alors séparé du pape. C’est Mgr Parson qui enfin consacre Mgr Jean-Louis  Poncelet comme évêque de l’église gallicane de tradition catholique et apostolique de Reims ( église autocéphale). Ce qui constitue un fait sans précèdant le retour à Reims  de l’église gallicane.              
  
  Historique de la tradition Gallicane